Charte de télétravail : modèle à remplir

Une charte qui traite point par point ce que l’article L1222-9 II exige d’y faire figurer.

Fait partie de nos Modèles de livret d’accueilgratuits.

Télécharger Word (.docx)

Télécharger PDF Gratuit · Pas d’inscription · Pas de filigrane

1.Objet, cadre juridique et champ d’application

  • La présente charte fixe les conditions du télétravail chez {{Entreprise}}. Elle est élaborée par l’employeur après avis du comité social et économique, s’il existe, conformément à l’article L1222-9 du code du travail.
  • Le télétravail désigne toute forme d’organisation du travail dans laquelle un travail qui aurait également pu être exécuté dans les locaux de l’employeur est effectué par un salarié hors de ces locaux de façon volontaire en utilisant les technologies de l’information et de la communication (article L1222-9 I).
  • Champ d’application : {{sites, services, types de contrats concernés}}.
  • Date d’avis du comité social et économique : {{date}}. Entrée en vigueur : {{date}}.
  • La charte est consultable {{lieu / intranet}} en permanence.

Datez l’avis du CSE dans le document lui-même. C’est la première chose que l’on cherche des mois plus tard, et c’est celle qu’on ne retrouve jamais.

2.Éligibilité et conditions de passage en télétravail

  • Postes éligibles : {{liste ou critères — activité réalisable à distance, autonomie, ancienneté requise}}.
  • Postes non éligibles et motifs : {{liste}}.
  • Demande : {{formulaire / canal}} adressée à {{interlocuteur}} ; réponse motivée sous {{délai}}.
  • L’employeur qui refuse d’accorder le bénéfice du télétravail à un salarié qui occupe un poste éligible dans les conditions prévues par la charte motive sa réponse (article L1222-9 III).
  • Conditions de retour à une exécution du contrat de travail sans télétravail : {{modalités et délai de prévenance, de part et d’autre}}.

Les critères d’éligibilité doivent être vérifiables. « Autonomie suffisante » sans définition produit des décisions différentes d’un service à l’autre — et c’est ce que la charte est censée éviter.

3.Modalités d’acceptation par le salarié

  • L’accord du salarié sur les conditions de mise en œuvre du télétravail est formalisé par {{écrit, avenant, formulaire signé}}.
  • Le salarié atteste disposer d’un espace de travail permettant de travailler dans des conditions convenables et confidentielles, et d’une connexion adaptée.
  • Le refus d’accepter un poste de télétravailleur n’est pas un motif de rupture du contrat de travail (article L1222-9 III).
  • Période d’adaptation : {{durée}}, pendant laquelle chacune des parties peut mettre fin au télétravail avec un délai de prévenance de {{durée}}.

Formalisez l’acceptation, même brièvement. Un télétravail « convenu oralement » se termine mal le jour où l’une des deux parties change d’avis.

4.Organisation : jours, lieux et présence sur site

  • Nombre de jours télétravaillés : jusqu’à {{nombre}} par {{semaine / mois}} ; présence minimale sur site : {{nombre}} jours.
  • Jours fixes ou flottants : {{régime retenu}} ; journées de présence collective : {{jours}}.
  • Lieu du télétravail : {{domicile déclaré ; autres lieux admis ; travail depuis l’étranger soumis à autorisation}}.
  • Le télétravailleur informe l’employeur de tout changement du lieu déclaré.
  • Coordination d’équipe : {{comment la continuité de service est assurée}}.

Fixez un chiffre. « En accord avec le manager » sans plafond crée des écarts entre services que la charte devait supprimer.

5.Temps de travail, charge et plages de contact

  • Modalités de contrôle du temps de travail ou de régulation de la charge de travail : {{déclaratif, badgeage, forfait — décrire précisément}} (mention exigée par l’article L1222-9 II).
  • Plages horaires durant lesquelles l’employeur peut habituellement contacter le salarié en télétravail : {{plages}} (mention exigée par l’article L1222-9 II).
  • En dehors de ces plages, aucune réponse n’est attendue ; l’absence de réponse ne peut être reprochée.
  • Dès que le temps de travail quotidien atteint six heures, le salarié bénéficie d’un temps de pause d’une durée minimale de vingt minutes consécutives (article L3121-16).
  • Tout salarié bénéficie d’un repos quotidien d’une durée minimale de onze heures consécutives, sauf cas prévus aux articles L3131-2 et L3131-3 ou en cas d’urgence (article L3131-1).
  • L’employeur organise chaque année un entretien qui porte notamment sur les conditions d’activité du salarié et sa charge de travail (article L1222-10).

Les plages de contact sont la mention la plus souvent oubliée alors qu’elle est expressément exigée. Écrivez-les en heures, pas en principes.

6.Équipements, frais et support

ÉlémentFourni parModalités
Ordinateur portable, écran, casque{{Employeur}}{{Ce qui est remis, restitution en fin de télétravail}}
Connexion internet et téléphonie{{Employeur / salarié}}{{Prise en charge ou non}}
Mobilier (siège, bureau){{Employeur / salarié}}{{Aide éventuelle et conditions}}
Allocation ou remboursement de frais{{Montant ou « aucun »}}{{Base et modalité de versement}}
Restrictions d’usage des équipementsEmployeurLe salarié en est informé, conformément à l’article L1222-10
Panne et assistance{{Service}}{{Horaires, procédure, solution de repli}}

L’article L1222-10 impose d’informer le salarié des restrictions d’usage des équipements informatiques. Cette ligne du tableau n’est donc pas facultative.

7.Santé, sécurité et accident

  • L’employeur prend les mesures nécessaires pour assurer la sécurité et protéger la santé physique et mentale des travailleurs (article L4121-1) ; le télétravail est intégré au document unique d’évaluation des risques.
  • Une information sur l’aménagement du poste (posture, écran, éclairage, pauses) est remise à chaque télétravailleur : {{support}}.
  • L’accident survenu sur le lieu où est exercé le télétravail pendant l’exercice de l’activité professionnelle du télétravailleur est présumé être un accident de travail au sens de l’article L411-1 du code de la sécurité sociale (article L1222-9 III).
  • Déclaration d’un accident survenu en télétravail : prévenir {{interlocuteur}} le jour même et suivre la procédure habituelle.
  • Accès des travailleurs handicapés, des salariées enceintes et des salariés aidants au télétravail : {{modalités}} (mention exigée par l’article L1222-9 II).

La présomption de l’article L1222-9 III ne dispense pas de déclarer l’accident dans les délais habituels. Précisez qui prévenir et sous quel délai.

8.Données, confidentialité et matériel

  • Le télétravailleur veille à la confidentialité des informations : écran verrouillé en cas d’absence, documents non accessibles aux tiers, y compris aux proches.
  • Les échanges confidentiels ne se tiennent pas dans des lieux publics ; visioconférences : {{règles sur l’arrière-plan, l’enregistrement, l’écoute par des tiers}}.
  • Documents papier : {{ce qui peut sortir des locaux et comment ils sont détruits}}.
  • Aucun dispositif de surveillance spécifique n’est mis en place du fait du télétravail ; {{le cas échéant, renvoyer à l’accord ou à l’information-consultation applicable}}.
  • Le matériel confié reste la propriété de {{Entreprise}} et est restitué à la fin du télétravail ou du contrat.

Si aucun dispositif de surveillance n’est en place, écrivez-le. C’est la question que les équipes posent en premier et qui décide de l’adhésion à la charte.

9.Droits du télétravailleur et priorité de retour

  • Le télétravailleur a les mêmes droits que le salarié qui exécute son travail dans les locaux de l’entreprise (article L1222-9 III) : rémunération, formation, évolution, accès aux informations et activités sociales.
  • L’employeur donne priorité au télétravailleur pour occuper ou reprendre un poste sans télétravail qui correspond à ses qualifications et compétences professionnelles, et porte à sa connaissance la disponibilité de tout poste de cette nature (article L1222-10).
  • Les temps de réunion collective, d’entretien et de formation sont organisés de façon à ne pas exclure les télétravailleurs : {{modalités}}.
  • Circonstances exceptionnelles : en cas de circonstances exceptionnelles, notamment de menace d’épidémie, ou en cas de force majeure, la mise en œuvre du télétravail peut être considérée comme un aménagement du poste de travail rendu nécessaire pour permettre la continuité de l’activité de l’entreprise et garantir la protection des salariés (article L1222-11).

La priorité de retour est une obligation d’information, pas seulement une intention. Prévoyez le canal par lequel les postes disponibles sont portés à la connaissance des télétravailleurs.

10.Durée, révision et suivi

  • La présente charte entre en vigueur le {{date}} pour une durée {{indéterminée / de …}}.
  • Elle peut être modifiée par l’employeur après avis du comité social et économique, s’il existe ; la version applicable est celle diffusée {{canal}}.
  • Un bilan est présenté au comité social et économique {{périodicité}} : {{indicateurs retenus}}.
  • Les demandes d’interprétation sont adressées à {{interlocuteur}}.

Prévoyez un bilan daté. Une charte rédigée une fois et jamais revue devient inapplicable dès la première réorganisation.

11.Diffusion et accusé de réception

Je reconnais avoir reçu la charte de télétravail de {{Entreprise}} et en accepter les conditions de mise en œuvre. Je reste informé que le refus d’accepter un poste de télétravailleur n’est pas un motif de rupture du contrat de travail.

Version de la charte {{date}}
Avis du comité social et économique {{date}}
Remise le {{date}}
Le salarié Nom Signature Date
Pour l’employeur Nom Signature Date

Cet accusé matérialise les « modalités d’acceptation par le salarié » exigées par l’article L1222-9 II.

Exemple rempli pour un cabinet d’expertise comptable disposant d’un comité social et économique et de deux bureaux.

1.Objet, cadre juridique et champ d’application

  • La présente charte fixe les conditions du télétravail au sein du cabinet Ferrière & Associés. Elle est élaborée par l’employeur après avis du comité social et économique, conformément à l’article L1222-9 du code du travail.
  • Le télétravail désigne toute forme d’organisation du travail dans laquelle un travail qui aurait également pu être exécuté dans les locaux de l’employeur est effectué par un salarié hors de ces locaux de façon volontaire en utilisant les technologies de l’information et de la communication (article L1222-9 I).
  • Champ d’application : les bureaux de Nantes et de La Roche-sur-Yon, pour les salariés en contrat à durée indéterminée ayant validé leur période d’essai.
  • Date d’avis du comité social et économique : 21 mai 2026. Entrée en vigueur : 1er juillet 2026.
  • La charte est consultable en permanence sur l’intranet, rubrique « Documents RH », et affichée dans les deux salles de pause.

2.Éligibilité et conditions de passage en télétravail

  • Postes éligibles : collaborateurs comptables, réviseurs, juristes, assistants administratifs — activité réalisable à distance et six mois d’ancienneté.
  • Postes non éligibles : accueil et service courrier, en raison de la présence physique requise pour la réception des clients et du courrier papier.
  • Demande via le formulaire de l’intranet adressé au responsable de pôle ; réponse motivée sous quinze jours.
  • L’employeur qui refuse d’accorder le bénéfice du télétravail à un salarié occupant un poste éligible dans les conditions prévues par la charte motive sa réponse (article L1222-9 III).
  • Retour à une exécution du contrat sans télétravail : à la demande du salarié ou de l’employeur, avec un délai de prévenance d’un mois et un écrit motivé.

3.Modalités d’acceptation par le salarié

  • L’accord du salarié sur les conditions de mise en œuvre du télétravail est formalisé par un formulaire signé, versé au dossier du salarié.
  • Le salarié atteste disposer d’un espace de travail permettant de travailler dans des conditions convenables et confidentielles, et d’une connexion adaptée aux outils du cabinet.
  • Le refus d’accepter un poste de télétravailleur n’est pas un motif de rupture du contrat de travail (article L1222-9 III).
  • Période d’adaptation de deux mois, pendant laquelle chacune des parties peut mettre fin au télétravail avec un délai de prévenance de deux semaines.

4.Organisation : jours, lieux et présence sur site

  • Jusqu’à deux jours télétravaillés par semaine ; présence minimale de trois jours sur site.
  • Jours flottants, posés dans l’agenda partagé au plus tard le jeudi de la semaine précédente ; le mardi est une journée de présence collective pour tous les pôles.
  • Lieu du télétravail : domicile déclaré. Un autre lieu en France est admis après information du responsable de pôle. Le télétravail depuis l’étranger est soumis à l’autorisation écrite de la direction.
  • Le télétravailleur informe le cabinet de tout changement du lieu déclaré.
  • Chaque pôle organise ses jours de manière à maintenir une permanence téléphonique de 9h à 17h30.

5.Temps de travail, charge et plages de contact

  • Modalités de contrôle du temps de travail : déclaration quotidienne dans l’outil de gestion des temps, identique à celle applicable sur site ; la régulation de la charge est examinée lors du point hebdomadaire de pôle (mention exigée par l’article L1222-9 II).
  • Plages horaires durant lesquelles l’employeur peut habituellement contacter le salarié en télétravail : 9h00–12h30 et 14h00–17h30 du lundi au vendredi (mention exigée par l’article L1222-9 II).
  • En dehors de ces plages, aucune réponse n’est attendue ; l’absence de réponse ne peut être reprochée.
  • Dès que le temps de travail quotidien atteint six heures, le salarié bénéficie d’un temps de pause d’une durée minimale de vingt minutes consécutives (article L3121-16).
  • Le salarié bénéficie d’un repos quotidien d’une durée minimale de onze heures consécutives, sauf cas prévus aux articles L3131-2 et L3131-3 ou en cas d’urgence (article L3131-1).
  • Un entretien annuel portant notamment sur les conditions d’activité et la charge de travail est organisé par l’employeur (article L1222-10) ; il se tient en janvier avec le responsable de pôle.

6.Équipements, frais et support

ÉlémentFourni parModalités
Ordinateur portable, écran 24 pouces, casqueEmployeurRemis à la signature du formulaire ; restitués à la fin du télétravail ou du contrat
Connexion internet et téléphonieSalariéCouverte par l’allocation forfaitaire ci-dessous ; un téléphone professionnel est fourni aux réviseurs
Mobilier (siège, bureau)SalariéLe cabinet participe à l’achat d’un siège ergonomique à hauteur de 120 euros, une fois tous les cinq ans
Allocation de frais2,50 euros par jour télétravailléVersée avec la paie du mois suivant, sur la base des jours déclarés
Restrictions d’usage des équipementsEmployeurInterdiction d’installer des logiciels tiers et de connecter des supports amovibles ; information remise conformément à l’article L1222-10
Panne et assistanceService informatiqueAssistance de 8h30 à 18h ; en cas d’indisponibilité supérieure à deux heures, retour sur site ou récupération convenue avec le responsable de pôle

7.Santé, sécurité et accident

  • L’employeur prend les mesures nécessaires pour assurer la sécurité et protéger la santé physique et mentale des travailleurs (article L4121-1) ; le télétravail a été intégré au document unique d’évaluation des risques en avril 2026.
  • Une fiche « aménager son poste à domicile » (posture, hauteur d’écran, éclairage, pauses) est remise à chaque télétravailleur et disponible sur l’intranet.
  • L’accident survenu sur le lieu où est exercé le télétravail pendant l’exercice de l’activité professionnelle du télétravailleur est présumé être un accident de travail au sens de l’article L411-1 du code de la sécurité sociale (article L1222-9 III).
  • Tout accident survenu en télétravail est signalé le jour même au responsable de pôle et au service RH, qui suit la procédure de déclaration habituelle.
  • Accès au télétravail des travailleurs handicapés, des salariées enceintes et des salariés aidants : demande examinée en priorité, sans condition d’ancienneté, avec adaptation possible du nombre de jours au-delà de deux par semaine après avis du médecin du travail (mention exigée par l’article L1222-9 II).

8.Données, confidentialité et matériel

  • Le télétravailleur veille à la confidentialité des dossiers clients : écran verrouillé en cas d’absence, documents non accessibles aux tiers, y compris aux proches.
  • Les échanges confidentiels ne se tiennent pas dans des lieux publics. Les visioconférences avec les clients se font avec arrière-plan neutre et ne sont pas enregistrées.
  • Aucun document papier comportant des données clients ne sort des locaux ; la destruction se fait exclusivement dans les bacs sécurisés du cabinet.
  • Aucun dispositif de surveillance spécifique n’est mis en place du fait du télétravail ; la journalisation des accès reste celle décrite dans la note de sécurité informatique du 3 février 2025.
  • Le matériel confié reste la propriété du cabinet et est restitué à la fin du télétravail ou du contrat.

9.Droits du télétravailleur et priorité de retour

  • Le télétravailleur a les mêmes droits que le salarié qui exécute son travail dans les locaux de l’entreprise (article L1222-9 III) : rémunération, formation, évolution, accès aux informations et aux activités du comité social et économique.
  • L’employeur donne priorité au télétravailleur pour occuper ou reprendre un poste sans télétravail correspondant à ses qualifications et compétences, et porte à sa connaissance la disponibilité de tout poste de cette nature (article L1222-10) ; les postes ouverts sont diffusés sur l’intranet et par courriel.
  • Les réunions de pôle, entretiens et formations sont planifiés les jours de présence collective ou avec une possibilité de participation à distance équivalente.
  • En cas de circonstances exceptionnelles, notamment de menace d’épidémie, ou en cas de force majeure, la mise en œuvre du télétravail peut être considérée comme un aménagement du poste de travail rendu nécessaire pour permettre la continuité de l’activité de l’entreprise et garantir la protection des salariés (article L1222-11).

10.Durée, révision et suivi

  • La présente charte entre en vigueur le 1er juillet 2026 pour une durée indéterminée.
  • Elle peut être modifiée par l’employeur après avis du comité social et économique ; la version applicable est celle publiée sur l’intranet.
  • Un bilan est présenté au comité social et économique une fois par an : nombre de demandes, refus et motifs, jours télétravaillés par pôle, incidents techniques et résultats de l’enquête interne.
  • Les demandes d’interprétation sont adressées au service RH, qui répond par écrit sous quinze jours.

11.Diffusion et accusé de réception

Je reconnais avoir reçu la charte de télétravail du cabinet Ferrière & Associés et en accepter les conditions de mise en œuvre. Je reste informé que le refus d’accepter un poste de télétravailleur n’est pas un motif de rupture du contrat de travail.

Version de la charte 1er juillet 2026
Avis du comité social et économique 21 mai 2026
Remise le 25 juin 2026
Le salarié Nom Signature Date
Pour l’employeur Nom Signature Date

Ce que la loi demande à une charte de télétravail

Une charte de télétravail est le document par lequel l’employeur, après avis du comité social et économique lorsqu’il existe, fixe les règles du télétravail en l’absence d’accord collectif sur le sujet (article L1222-9 du code du travail). Elle n’est pas un texte de style : l’article L1222-9 II énumère précisément les points qu’elle doit préciser.

Le modèle ci-dessus reprend cette liste dans l’ordre — conditions de passage et de retour, modalités d’acceptation, contrôle du temps de travail ou régulation de la charge, plages horaires de contact, accès des travailleurs handicapés, des salariées enceintes et des salariés aidants — puis ajoute les points pratiques qui font échouer les chartes sans les mentionner : équipements, frais, sécurité des données et réversibilité.

  • L1222-9 I – définition du télétravail et mise en place par accord ou, à défaut, par charte après avis du CSE.
  • L1222-9 II – la liste des mentions que l’accord ou la charte précise.
  • L1222-9 III – mêmes droits que les salariés sur site ; présomption d’accident du travail sur le lieu de télétravail ; refus de l’employeur motivé.
  • L1222-10 – information sur les restrictions d’usage, priorité de retour sur un poste sans télétravail, entretien annuel sur les conditions d’activité et la charge de travail.
  • L1222-11 – circonstances exceptionnelles et force majeure.

Sources

Code du travail, articles L1222-9, L1222-10 et L1222-11, ainsi que L3121-16, L3131-1 et L4121-1 pour les pauses, le repos quotidien et l’obligation de sécurité, consultés sur legifrance.gouv.fr le 6 septembre 2026 ; le texte intégral de chaque article est accessible par les liens ci-dessous. Ce modèle est une aide à la rédaction et ne constitue pas un conseil juridique ; faites relire la charte avant diffusion.

Comment ça marche

  1. Lire la charte complète sur cette page : modèle vierge et exemple rempli.
  2. Télécharger le Word ou le PDF et compléter chaque mention exigée par l’article L1222-9 II du code du travail.
  3. Recueillir l’avis du comité social et économique, lorsqu’il existe, avant l’entrée en vigueur.
  4. Diffuser la charte et indiquer où elle est consultable en permanence.

Questions fréquemment posées

Charte ou accord collectif : que dit le code du travail ?

Selon l’article L1222-9 du code du travail, le télétravail est mis en place dans le cadre d’un accord collectif ou, à défaut, dans le cadre d’une charte élaborée par l’employeur après avis du comité social et économique, s’il existe. En l’absence d’accord collectif ou de charte, lorsque le salarié et l’employeur conviennent de recourir au télétravail, ils formalisent leur accord par tout moyen.

Que doit contenir la charte ?

L’article L1222-9 II du code du travail énumère ce que l’accord ou, à défaut, la charte précise : les conditions de passage en télétravail et les conditions de retour à une exécution du contrat de travail sans télétravail, les modalités d’acceptation par le salarié des conditions de mise en œuvre du télétravail, les modalités de contrôle du temps de travail ou de régulation de la charge de travail, la détermination des plages horaires durant lesquelles l’employeur peut habituellement contacter le salarié en télétravail, ainsi que les modalités d’accès des travailleurs handicapés, des salariées enceintes et des salariés aidants à une organisation en télétravail.

Un accident survenu à domicile est-il un accident du travail ?

L’article L1222-9 III du code du travail pose une présomption : l’accident survenu sur le lieu où est exercé le télétravail pendant l’exercice de l’activité professionnelle du télétravailleur est présumé être un accident de travail au sens de l’article L411-1 du code de la sécurité sociale. La qualification définitive relève de l’organisme de sécurité sociale et, le cas échéant, du juge.

Quelles obligations pèsent sur l’employeur ?

L’article L1222-10 du code du travail prévoit notamment que l’employeur informe le salarié de toute restriction à l’usage d’équipements ou outils informatiques, lui donne priorité pour occuper ou reprendre un poste sans télétravail correspondant à ses qualifications et compétences, et organise chaque année un entretien portant notamment sur les conditions d’activité du salarié et sa charge de travail.

Et en cas d’épidémie ou de force majeure ?

L’article L1222-11 du code du travail prévoit qu’en cas de circonstances exceptionnelles, notamment de menace d’épidémie, ou en cas de force majeure, la mise en œuvre du télétravail peut être considérée comme un aménagement du poste de travail rendu nécessaire pour permettre la continuité de l’activité de l’entreprise et garantir la protection des salariés.