Livret d’accueil BTP : modèle pour le chantier
Un livret de chantier qui commence par la carte BTP et l’accueil sécurité, pas par un mot de bienvenue.
Fait partie de nos Modèles de livret d’accueilgratuits.
Votre téléchargement a commencé.
Pas de démarrage ? Réessayer le fichier Word ou obtenir le PDF.
1.Avant la première tâche : carte BTP et accueil sécurité
- Une carte d’identification professionnelle est délivrée par un organisme national désigné par décret en Conseil d’État à chaque salarié effectuant des travaux de bâtiment ou de travaux publics pour le compte d’une entreprise établie en France ou, en cas de détachement, pour le compte d’une entreprise établie hors de France (article L8291-1 du code du travail).
- Déclaration et obtention de la carte : {{qui la demande dans l’entreprise, sous quel délai, à qui s’adresser en cas de perte}}.
- La carte est portée sur soi sur le chantier et présentée lors des contrôles.
- Accueil sécurité au poste : réalisé par {{fonction}} sur le chantier avant la première tâche, sur la base de {{support}} et attesté par une signature.
- Sont présentés lors de cet accueil : {{risques du chantier, modes opératoires, EPI, conduite à tenir en cas d’accident, point de rassemblement, personnes à prévenir}}.
Faites l’accueil sécurité sur le chantier et faites-le signer. Un accueil fait au bureau, sans trace, ne protège personne — ni le compagnon, ni l’entreprise.
2.Portée du livret et textes applicables
- Ce livret présente les règles en vigueur chez {{Entreprise}}. Il informe et ne crée pas de droits.
- Ordre de priorité : code du travail, convention collective, accords, règlement intérieur, contrat de travail, puis ce livret.
- Convention collective applicable : {{intitulé}}, consultable {{lieu}}. Elle règle notamment les déplacements, les paniers et les intempéries.
- Règlement intérieur : {{en vigueur depuis le … / sans objet}} ; obligatoire dans les entreprises ou établissements d’au moins cinquante salariés, douze mois après le franchissement du seuil (article L1311-2 du code du travail).
Dans le BTP, la convention collective décide de la plupart des sommes. Ne recopiez aucun barème dans le livret : il sera faux dans un an.
3.Sécurité : obligations, équipements et gestes
- L’employeur prend les mesures nécessaires pour assurer la sécurité et protéger la santé physique et mentale des travailleurs ; ces mesures comprennent des actions de prévention des risques professionnels, des actions d’information et de formation et la mise en place d’une organisation et de moyens adaptés (article L4121-1).
- Le document unique d’évaluation des risques est consultable {{lieu}} ; les risques propres au chantier figurent {{support de chantier}}.
- Équipements de protection individuelle fournis : {{casque, chaussures, gants, lunettes, protection auditive, harnais…}} — remplacés sans discussion auprès de {{interlocuteur}}.
- Travaux en hauteur : {{règles, matériel autorisé, interdiction des moyens improvisés}}.
- Engins et outillage : {{qui est habilité, vérifications avant usage, consignation}}.
- Signalement : tout accident, presque-accident ou situation dangereuse est signalé immédiatement à {{fonction}}, même sans blessure.
- Droit d’alerte et de retrait : {{modalités pratiques}}.
Précisez qui remplace un EPI abîmé et où. Un équipement qu’il faut « demander au bureau » n’est pas remplacé, il est contourné.
4.Organisation du travail et temps de travail
- Horaires de chantier : {{horaires}} ; heure et lieu de rendez-vous : {{dépôt / chantier}}.
- La durée quotidienne de travail effectif ne peut excéder dix heures, sauf dérogations prévues à l’article L3121-18.
- Au cours d’une même semaine, la durée maximale hebdomadaire est de quarante-huit heures (article L3121-20) ; sur une période quelconque de douze semaines consécutives, elle ne peut dépasser quarante-quatre heures, sauf cas prévus aux articles L3121-23 à L3121-25 (article L3121-22).
- Dès que le temps de travail quotidien atteint six heures, le salarié bénéficie d’un temps de pause d’une durée minimale de vingt minutes consécutives (article L3121-16).
- Tout salarié bénéficie d’un repos quotidien d’une durée minimale de onze heures consécutives, sauf cas prévus aux articles L3131-2 et L3131-3 ou en cas d’urgence (article L3131-1).
- Relevé des heures : {{support, qui le remplit, qui le vise, délai de remise}}.
Dites qui vise le relevé d’heures et quand il doit être rendu. C’est la source de litige la plus fréquente en fin de mois sur un chantier.
5.Déplacements, trajets et intempéries
- Rendez-vous : {{au dépôt ou directement sur le chantier, selon quelle règle}}.
- Véhicules d’entreprise : {{qui conduit, usage strictement professionnel, carburant, entretien, constat en cas d’accident}}.
- Indemnités de trajet, de transport et de repas : selon la convention collective applicable ; le barème en vigueur est affiché {{lieu}} et mis à jour {{périodicité}}.
- Grands déplacements : {{conditions, hébergement, retours}}.
- Intempéries : la décision d’arrêt est prise par {{fonction}} ; l’information est diffusée {{canal}} avant {{heure}} ; le régime applicable est celui de la convention collective.
- En cas d’arrêt en cours de journée : {{ce que fait l’équipe, repli, rangement du chantier}}.
Nommez la personne qui décide de l’arrêt pour intempéries et l’heure à laquelle l’information part. Sans cela, quinze personnes s’appellent entre elles à 6h du matin.
6.Vie de chantier et relations avec les autres entreprises
- Installations de chantier : {{vestiaires, sanitaires, réfectoire, eau potable}} — laissés propres par tous.
- Coactivité : {{comment sont pris en compte les autres corps d’état, réunions, zones partagées}}.
- Consignes du maître d’ouvrage ou du coordonnateur applicables sur le chantier : {{où les trouver}}.
- Tri des déchets et propreté : {{règles, bennes, fin de poste}}.
- Interdictions : {{alcool, substances, téléphone dans les zones à risque}} — telles que prévues par le règlement intérieur lorsqu’il existe.
- Riverains et clients : {{comportement attendu, qui répond aux questions}}.
La coactivité est la première cause de surprise sur un chantier. Dites qui participe aux réunions et où se trouvent les consignes communes.
7.Congés, absences et respect des personnes
- Congés payés : deux jours et demi ouvrables par mois de travail effectif chez le même employeur, dans la limite de trente jours ouvrables (article L3141-3). Périodes de fermeture : {{dates}}.
- Demande de congés : {{canal et délai}}.
- Absence imprévue : prévenir {{fonction}} avant {{heure}}, par téléphone.
- Arrêt de travail : transmettre le justificatif sous {{délai}} à {{service}}.
- Aucun salarié ne doit subir les agissements répétés de harcèlement moral qui ont pour objet ou pour effet une dégradation de ses conditions de travail susceptible de porter atteinte à ses droits et à sa dignité, d’altérer sa santé physique ou mentale ou de compromettre son avenir professionnel (article L1152-1).
- Aucun salarié ne doit subir de faits de harcèlement sexuel, constitué par des propos ou comportements à connotation sexuelle ou sexiste répétés qui soit portent atteinte à sa dignité en raison de leur caractère dégradant ou humiliant, soit créent à son encontre une situation intimidante, hostile ou offensante (article L1153-1).
- Signalement : {{à qui, sous quel délai la personne est recontactée}}.
Sur un chantier, le signalement doit pouvoir se faire hors de la ligne hiérarchique directe. Prévoyez un second interlocuteur.
8.Fin de contrat et restitution
- Les modalités de rupture et le préavis relèvent du code du travail, de la convention collective et de votre contrat.
- À restituer le dernier jour : {{outillage individuel, EPI, clés de véhicule, badge, carte carburant, téléphone}}.
- Documents remis : {{certificat de travail, solde de tout compte, attestation destinée à l’organisme d’assurance chômage}}.
- Carte d’identification professionnelle : {{ce qu’il advient de la carte à la fin du contrat, selon la procédure de l’organisme}}.
Traitez la carte BTP dans la liste de sortie comme les clés du véhicule : c’est un document nominatif lié à l’emploi, pas un badge d’accès quelconque.
9.Accusé de réception
Je reconnais avoir reçu et lu le livret d’accueil de {{Entreprise}}. Je comprends qu’il présente les règles et informations en vigueur à sa date de rédaction, qu’il ne se substitue ni au code du travail, ni à la convention collective, ni au règlement intérieur, ni à mon contrat de travail, et que ces textes prévalent en cas de différence.
| Édition du livret | {{mois année}} |
|---|---|
| Accueil sécurité réalisé le | {{date}} |
| Remis le | {{date}} |
Faites figurer la date de l’accueil sécurité sur la même page : c’est la trace la plus demandée en cas de contrôle ou d’accident.
Exemple rempli pour une entreprise de gros œuvre intervenant sur des chantiers de logements collectifs en région lyonnaise.
1.Avant la première tâche : carte BTP et accueil sécurité
- Une carte d’identification professionnelle est délivrée par un organisme national désigné par décret en Conseil d’État à chaque salarié effectuant des travaux de bâtiment ou de travaux publics pour le compte d’une entreprise établie en France ou, en cas de détachement, pour le compte d’une entreprise établie hors de France (article L8291-1 du code du travail).
- La déclaration est faite par le service du personnel dès la signature du contrat ; en cas de perte ou de vol, prévenez Mme Charlet au bureau le jour même.
- La carte est portée sur soi sur le chantier et présentée lors des contrôles.
- Accueil sécurité au poste : réalisé par le chef de chantier sur le chantier avant la première tâche, à partir de la fiche d’accueil de l’entreprise, et attesté par une signature conservée au dossier.
- Sont présentés lors de cet accueil : les risques du chantier en cours, le mode opératoire de votre poste, les équipements de protection à porter, la conduite à tenir en cas d’accident, le point de rassemblement et les personnes à prévenir.
2.Portée du livret et textes applicables
- Ce livret présente les règles en vigueur chez Bétons Cauvin en juin 2026. Il informe et ne crée pas de droits.
- Ordre de priorité : code du travail, convention collective, accords, règlement intérieur, contrat de travail, puis ce livret.
- La convention collective de branche applicable est consultable au bureau du personnel et sur l’espace partagé. Elle règle notamment les déplacements, les paniers et les intempéries.
- Règlement intérieur en vigueur depuis le 1er septembre 2019, affiché au dépôt et dans chaque base vie ; il est obligatoire dans les entreprises ou établissements d’au moins cinquante salariés, douze mois après le franchissement du seuil (article L1311-2 du code du travail).
3.Sécurité : obligations, équipements et gestes
- L’employeur prend les mesures nécessaires pour assurer la sécurité et protéger la santé physique et mentale des travailleurs ; ces mesures comprennent des actions de prévention des risques professionnels, des actions d’information et de formation et la mise en place d’une organisation et de moyens adaptés (article L4121-1).
- Le document unique d’évaluation des risques est consultable au bureau du responsable QSE ; les risques propres au chantier figurent au tableau de la base vie et sont revus à chaque phase.
- Équipements fournis : casque avec jugulaire, chaussures de sécurité montantes, gants adaptés à la tâche, lunettes, protection auditive et harnais pour les travaux en hauteur. Remplacement sans discussion auprès du magasinier du dépôt.
- Travaux en hauteur : uniquement depuis un échafaudage réceptionné, une nacelle avec habilitation ou une plateforme individuelle roulante. Les échelles servent d’accès, jamais de poste de travail.
- Engins et outillage : conduite réservée aux personnes habilitées et autorisées par l’employeur ; vérification visuelle avant chaque usage et consignation avant toute intervention.
- Tout accident, presque-accident ou situation dangereuse est signalé immédiatement au chef de chantier, même sans blessure ; la fiche de remontée est au tableau de la base vie.
- Droit d’alerte et de retrait : signalez la situation au chef de chantier ou à un élu du CSE, qui la consigne au registre prévu à cet effet.
4.Organisation du travail et temps de travail
- Horaires de chantier : 7h30–12h et 13h–16h30 du lundi au jeudi, 7h30–12h30 le vendredi. Rendez-vous au dépôt à 7h pour les équipes véhiculées, sur chantier à 7h30 pour les autres.
- La durée quotidienne de travail effectif ne peut excéder dix heures, sauf dérogations prévues à l’article L3121-18.
- Au cours d’une même semaine, la durée maximale hebdomadaire est de quarante-huit heures (L3121-20) ; sur douze semaines consécutives, elle ne peut dépasser quarante-quatre heures en moyenne, sauf cas prévus aux articles L3121-23 à L3121-25 (L3121-22).
- Dès que le temps de travail quotidien atteint six heures, vous bénéficiez d’un temps de pause d’une durée minimale de vingt minutes consécutives (L3121-16) ; la pause est prise à 9h30.
- Vous bénéficiez d’un repos quotidien d’une durée minimale de onze heures consécutives, sauf cas prévus aux articles L3131-2 et L3131-3 ou en cas d’urgence (L3131-1).
- Le relevé d’heures est rempli quotidiennement par le chef d’équipe, visé par le chef de chantier et remis au bureau le lundi pour la semaine écoulée.
5.Déplacements, trajets et intempéries
- Rendez-vous au dépôt pour les équipes disposant d’un véhicule d’entreprise, directement sur chantier pour les chantiers situés à moins de quinze kilomètres du domicile.
- Véhicules d’entreprise : conduite réservée aux conducteurs désignés, usage strictement professionnel, carte carburant nominative, entretien suivi par le magasinier ; constat amiable dans la boîte à gants et appel immédiat au bureau en cas d’accident.
- Indemnités de trajet, de transport et de repas : selon la convention collective applicable ; le barème en vigueur est affiché au dépôt et mis à jour à chaque révision.
- Grands déplacements : hébergement réservé par le bureau, retour au domicile le vendredi, conditions détaillées dans la note de service remise avec l’ordre de mission.
- Intempéries : la décision d’arrêt est prise par le conducteur de travaux ; l’information est diffusée par SMS avant 6h30 ; le régime applicable est celui de la convention collective.
- En cas d’arrêt en cours de journée : mise en sécurité de la zone, rangement de l’outillage, repli au dépôt ou libération selon consigne du conducteur de travaux.
6.Vie de chantier et relations avec les autres entreprises
- Installations de chantier : vestiaires, sanitaires, réfectoire et eau potable en base vie ; chacun laisse la table et les sanitaires propres.
- Coactivité : le point hebdomadaire du mardi matin avec les autres corps d’état fixe les zones partagées ; les zones interdites sont balisées en rouge.
- Les consignes du maître d’ouvrage et du coordonnateur en matière de sécurité et de protection de la santé sont affichées en base vie.
- Tri des déchets : bennes gravats, bois, emballages ; le tri se fait au fil du poste, pas le vendredi soir.
- Alcool, substances et téléphone en zone de manœuvre d’engin sont interdits, conformément au règlement intérieur.
- Riverains et clients : restez courtois et renvoyez toute question au chef de chantier, seul habilité à répondre sur l’avancement.
7.Congés, absences et respect des personnes
- Congés payés : deux jours et demi ouvrables par mois de travail effectif chez le même employeur, dans la limite de trente jours ouvrables (article L3141-3). Fermeture trois semaines en août et une semaine entre Noël et le Jour de l’an.
- Demande de congés auprès du conducteur de travaux au moins un mois à l’avance, confirmée par le bureau du personnel.
- Absence imprévue : prévenir le chef de chantier par téléphone avant 7h.
- Arrêt de travail : transmettre le justificatif sous 48 heures au bureau du personnel.
- Aucun salarié ne doit subir les agissements répétés de harcèlement moral qui ont pour objet ou pour effet une dégradation de ses conditions de travail susceptible de porter atteinte à ses droits et à sa dignité, d’altérer sa santé physique ou mentale ou de compromettre son avenir professionnel (article L1152-1).
- Aucun salarié ne doit subir de faits de harcèlement sexuel, constitué par des propos ou comportements à connotation sexuelle ou sexiste répétés qui soit portent atteinte à sa dignité en raison de leur caractère dégradant ou humiliant, soit créent à son encontre une situation intimidante, hostile ou offensante (article L1153-1).
- Signalement : auprès du responsable QSE ou d’un élu du CSE, hors ligne hiérarchique directe ; un entretien est proposé sous cinq jours ouvrés.
8.Fin de contrat et restitution
- Les modalités de rupture et le préavis relèvent du code du travail, de la convention collective applicable et de votre contrat.
- À restituer le dernier jour au magasin : outillage individuel, EPI, clés et carte carburant du véhicule, badge du dépôt et téléphone le cas échéant.
- Documents remis : certificat de travail, solde de tout compte et attestation destinée à l’organisme d’assurance chômage.
- Carte d’identification professionnelle : le service du personnel effectue la démarche de fin d’emploi auprès de l’organisme gestionnaire.
9.Accusé de réception
Je reconnais avoir reçu et lu le livret d’accueil de Bétons Cauvin. Je comprends qu’il présente les règles et informations en vigueur à sa date de rédaction, qu’il ne se substitue ni au code du travail, ni à la convention collective, ni au règlement intérieur, ni à mon contrat de travail, et que ces textes prévalent en cas de différence.
| Édition du livret | juin 2026 |
|---|---|
| Accueil sécurité réalisé le | 15 juin 2026 |
| Remis le | 15 juin 2026 |
Deux documents avant la première tâche
Sur un chantier, deux choses passent avant le mot de bienvenue : la carte d’identification professionnelle et l’accueil sécurité au poste. La première est prévue par l’article L8291-1 du code du travail, qui dispose qu’une carte d’identification professionnelle est délivrée par un organisme national désigné par décret en Conseil d’État à chaque salarié effectuant des travaux de bâtiment ou de travaux publics. Le second découle de l’obligation de sécurité de l’article L4121-1, qui impose notamment des actions d’information et de formation.
Le modèle ci-dessus place donc ces deux points en tête, avant l’organisation, les déplacements et la vie de chantier. Les barèmes de trajet, de panier et d’intempéries restent des champs à remplir : ils relèvent de la convention collective et changent régulièrement.
Sources
Code du travail, articles L8291-1, L4121-1, L3121-18, L3121-20, L3121-22, L3121-16, L3131-1, L3141-3, L1152-1, L1153-1 et L1311-2, consultés sur legifrance.gouv.fr le 6 septembre 2026 ; le texte intégral de chaque article est accessible par les liens ci-dessous. Les indemnités de trajet, de transport et de repas, ainsi que le régime des intempéries, relèvent de votre convention collective et ne sont pas reproduits ici. Ce modèle ne constitue pas un conseil juridique.
Comment ça marche
- Lire le livret de chantier sur cette page, avec un exemple rempli en entreprise de gros œuvre.
- Télécharger le Word ou le PDF et renseigner les points propres à votre entreprise : EPI, déplacements, interlocuteurs.
- Remettre le livret le premier jour, avant l’accueil sécurité au poste.
- Vérifier chaque point avec votre convention collective, qui règle notamment les déplacements et les intempéries.
Questions fréquemment posées
Qu’est-ce que la carte d’identification professionnelle BTP ?
Selon l’article L8291-1 du code du travail, une carte d’identification professionnelle est délivrée par un organisme national désigné par décret en Conseil d’État à chaque salarié effectuant des travaux de bâtiment ou de travaux publics pour le compte d’une entreprise établie en France ou pour le compte d’une entreprise établie hors de France en cas de détachement. Un décret en Conseil d’État détermine les modalités de déclaration des salariés, par l’employeur établi en France, par l’employeur établi hors de France en cas de détachement, ou par l’entreprise utilisatrice qui recourt à des travailleurs temporaires.
Quelle obligation de sécurité pèse sur l’employeur ?
L’employeur prend les mesures nécessaires pour assurer la sécurité et protéger la santé physique et mentale des travailleurs. Ces mesures comprennent des actions de prévention des risques professionnels, des actions d’information et de formation et la mise en place d’une organisation et de moyens adaptés ; l’employeur veille à l’adaptation de ces mesures pour tenir compte du changement des circonstances et tendre à l’amélioration des situations existantes (article L4121-1 du code du travail).
Que doit contenir l’accueil sécurité au poste ?
Les risques propres au chantier et au poste, les modes opératoires, les équipements de protection à porter et où les obtenir, la conduite à tenir en cas d’accident, les points de rassemblement et les personnes à prévenir. Faites-le sur le chantier, pas dans un bureau, et faites-le signer : c’est la trace que l’information a été donnée avant la première tâche.
Comment traiter les déplacements et les intempéries dans le livret ?
En renvoyant explicitement à votre convention collective, qui encadre les indemnités de trajet et de transport comme le régime des intempéries. Le livret indique la règle pratique — heure et lieu de rendez-vous, qui décide de l’arrêt, comment l’information circule — et non un barème qui serait périmé l’année suivante.
Quelle durée maximale de travail sur un chantier ?
La durée quotidienne de travail effectif ne peut excéder dix heures, sauf dérogations prévues à l’article L3121-18 du code du travail ; la durée maximale hebdomadaire est de quarante-huit heures sur une même semaine (article L3121-20) et de quarante-quatre heures en moyenne sur une période quelconque de douze semaines consécutives (article L3121-22), sauf cas prévus aux articles L3121-23 à L3121-25. Le repos quotidien reste de onze heures consécutives minimum (article L3131-1).